Omégas 3, cholestérol, bonnes graisses :

ce que votre corps vous réclame vraiment

Les graisses, ces mal-aimées

Pendant près de cinquante ans, les graisses ont été désignées comme les grandes coupables des maladies cardiovasculaires et de l'obésité. Cette idée, popularisée dans les années 1970 par le nutritionniste américain Ancel Keys, a profondément influencé les recommandations alimentaires officielles à travers le monde entier. On a réduit le beurre, supprimé les jaunes d'œufs, diabolisé la viande grasse, et l'on a ouvert grand les portes aux huiles végétales raffinées, aux margarines hydrogénées et aux produits industriels allégés en matières grasses mais gorgés de sucres cachés.

Le résultat ? Les maladies métaboliques n'ont cessé d'augmenter. Et les chercheurs ont progressivement dû reconnaître que la peur des graisses était une erreur collective monumentale. Toutes les graisses ne se valent pas. Certaines sont non seulement inoffensives, mais absolument indispensables à la vie. Parmi elles, les omégas 3 occupent une place de premier rang — et comprendre leur rôle, c'est comprendre une grande partie de ce qui influence votre santé au quotidien.

Les acides gras essentiels : de quoi parle-t-on ?

Les graisses alimentaires se divisent en plusieurs grandes familles. Les acides gras saturés (dans le beurre, le lard, la noix de coco) étaient les plus accusés. Les acides gras mono-insaturés (l'huile d'olive, l'avocat) ont toujours bénéficié d'une meilleure image. Et puis il y a les acides gras polyinsaturés (AGPI), parmi lesquels on trouve les omégas, des molécules que l'organisme humain est incapable de fabriquer seul, et qu'il doit donc absolument trouver dans l'alimentation. On les appelle pour cette raison des acides gras essentiels.

Les omégas 3

Ils se présentent sous trois formes principales. L'ALA (acide alpha-linolénique) est la forme végétale, présente dans les graines de lin, de chia, de chanvre, dans les noix et dans l'huile de colza. C'est la porte d'entrée des omégas 3 végétaux, mais elle a une limite importante : la conversion de l'ALA vers les formes actives ne dépasse pas 5 à 10 % chez l'être humain, et encore moins chez les personnes stressées, carencées en certains nutriments ou avec un foie surchargé.

Les formes réellement actives sont l'EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), directement disponibles dans les poissons gras : sardines, maquereaux, anchois, hareng, saumon sauvage. Les algues marines en sont également une source précieuse, c'est d'ailleurs là que les poissons les trouvent initialement. L'EPA a une action principalement anti-inflammatoire ; le DHA est le constituant structurel majeur du cerveau, de la rétine et des membranes cellulaires.

Les omégas 6

La famille des omégas 6 est dominée par l'acide linoléique (LA), présent en abondance dans les huiles de tournesol, de maïs, de soja et de pépins de raisin, les huiles les plus courantes dans l'alimentation industrielle moderne. L'acide linoléique est converti en acide arachidonique (AA), un précurseur de médiateurs pro-inflammatoires. Mais un oméga 6 mérite une attention particulière : le GLA, dont nous parlerons plus loin.

Les omégas 7

Moins connus, les omégas 7, notamment l'acide palmitoléique présent dans l'argousier et les anchois, font l'objet d'un intérêt croissant. Ils joueraient un rôle positif sur les muqueuses, la sensibilité à l'insuline et la régulation de l'inflammation métabolique. Leur recherche est encore jeune, mais prometteuse.

Les omégas 9

Les omégas 9 (acide oléique, dans l'huile d'olive) sont non essentiels car l'organisme peut les synthétiser. Ils restent néanmoins bénéfiques et représentent le cœur du régime méditerranéen.

Le rapport oméga-6 / oméga-3 : la clé de tout

Comprendre les omégas, c'est avant tout comprendre leur rapport. Ces deux familles d'acides gras utilisent les mêmes enzymes pour être métabolisées, les désaturases et élongases. Autrement dit, ils sont en compétition permanente dans l'organisme. Plus vous consommez d'omégas 6, moins vos enzymes sont disponibles pour traiter les omégas 3, et inversement.

Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient des omégas 6 et des omégas 3 dans un rapport d'environ 1 pour 1 à 4 pour 1. C'était l'équilibre naturel, celui pour lequel notre métabolisme a évolué sur des dizaines de milliers d'années.

Aujourd'hui, en Europe, ce rapport est estimé entre 15 pour 1 et 20 pour 1 en faveur des omégas 6. Dans certains pays anglo-saxons encore plus industrialisés sur le plan alimentaire, il peut atteindre 25 pour 1, voire davantage. Ce déséquilibre massif crée un terrain inflammatoire chronique dans l'organisme, une inflammation silencieuse, diffuse, qui ne fait pas mal au quotidien mais qui s'accumule sur des années et participe au développement de très nombreuses maladies : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, maladies auto-immunes, dépression, troubles neurodégénératifs, cancers.

Les responsables ne sont pas mystérieux : huile de tournesol dans presque tous les produits transformés, viandes d'élevage intensif nourries au maïs et au soja (et donc riches en omégas 6), disparition progressive du poisson et des noix de notre alimentation quotidienne.

Les aliments sources : ce que l'on mange vraiment

Pour les omégas 3

Pour les omégas 6 : le problème des huiles industrielles

Les omégas 6 ne manquent pas dans notre alimentation, ils la saturent. L'enjeu n'est pas d'en consommer plus, mais bien de réduire leur omniprésence : huiles de tournesol, de maïs, de soja dans toutes les sauces industrielles, la margarine, les plats préparés, les fritures. Une simple habitude comme remplacer l'huile de tournesol par de l'huile d'olive ou de colza à la maison change déjà significativement l'équation.

Le GLA : l'oméga-6 qui fait exception

Tous les omégas 6 ne sont pas pro-inflammatoires. L'un d'eux mérite une réputation bien différente : le GLA, ou acide gamma-linolénique. Présent dans l'huile de bourrache, l'huile d'onagre et l'huile de chanvre, le GLA emprunte une voie métabolique différente de l'acide linoléique classique.

Il est converti en DGLA (acide dihomo-gamma-linolénique), lui-même précurseur des prostaglandines de série 1 (PGE1), des médiateurs aux effets anti-inflammatoires, vasodilatateurs et immunomodulateurs. Autrement dit, le GLA court-circuite la voie pro-inflammatoire des omégas 6 classiques pour emprunter une voie régulatrice et apaisante.

Son intérêt clinique est bien documenté : santé de la peau (eczéma, sécheresse cutanée), syndrome prémenstruel et douleurs menstruelles, soutien de l'équilibre hormonal féminin, et appui des fonctions neurologiques. L'huile de bourrache est la plus concentrée en GLA (jusqu'à 22 à 25 %), suivie de l'huile d'onagre (8 à 10 %).

Le cholestérol : précurseur vital injustement diabolisé

Le cholestérol est peut-être la molécule la plus calomniée de toute l'histoire de la médecine moderne. Présenté comme un ennemi cardiovasculaire à abattre à tout prix, il est en réalité une molécule fondamentale, fabriquée en grande partie par l'organisme lui-même (environ 70 % de notre cholestérol est produit par le foie, le reste venant de l'alimentation), et indispensable à des fonctions vitales multiples.

Un rôle structural et fonctionnel irremplaçable

Le cholestérol entre dans la composition de toutes les membranes cellulaires, leur donnant souplesse et stabilité. Il est indispensable à la formation de la gaine de myéline qui entoure les neurones — sans lui, la transmission nerveuse est compromise. Il est le précurseur de la vitamine D3, synthétisée dans la peau sous l'action des rayons UV. Et il constitue la matière première des sels biliaires, essentiels à la digestion des graisses.

La cascade hormonale stéroïdienne part du cholestérol

Mais c'est peut-être dans son rôle de précurseur hormonal que l'on touche à ce qui est le plus méconnu et le plus important. Toutes les hormones stéroïdiennes sont fabriquées à partir du cholestérol. Sans cholestérol, pas d'hormones sexuelles, pas d'hormones du stress, pas d'hormones minéralocorticoïdes. La chaîne de fabrication est la suivante :

Le cholestérol est d'abord transformé en prégnénolone, que l'on appelle parfois la "mère de toutes les hormones stéroïdiennes". À partir de la prégnénolone, l'organisme peut fabriquer la progestérone, la DHEA, les œstrogènes, la testostérone, le cortisol, et l'aldostérone. Ce sont des voies de synthèse interconnectées, régulées en permanence selon les besoins du moment.

Le vol de la prégnénolone : quand le stress vole les hormones sexuelles

Il existe un mécanisme peu connu mais aux conséquences considérables : le "vol de la prégnénolone" par le cortisol, ou pregnenolone steal en anglais.

Dans une situation de stress chronique, et notre époque en est saturée : pression professionnelle, manque de sommeil, alimentation inflammatoire, surcharge émotionnelle ; l'organisme active en permanence l'axe du stress et réclame toujours plus de cortisol pour faire face. Pour produire ce cortisol en quantité, il doit mobiliser une grande partie de la prégnénolone disponible vers la voie cortisolique... au détriment de toutes les autres.

Résultat : la fabrication de progestérone, d'œstrogènes et de DHEA est littéralement sabotée. Le corps choisit la survie immédiate (le cortisol, réponse au stress) au détriment de l'équilibre hormonal à long terme.

Chez une femme en préménopause ou en ménopause, ce mécanisme prend une dimension particulièrement critique. À cette période, la production naturelle d'œstrogènes et de progestérone décline déjà physiologiquement. Si, en parallèle, le cholestérol est abaissé sous l'effet d'un traitement médicamenteux (statines), et que le stress chronique détourne ce qui reste de prégnénolone vers le cortisol, on se retrouve devant une situation de triple appauvrissement :

Les conséquences sont concrètes et souvent mal interprétées : fatigue profonde difficile à expliquer, sécheresse des muqueuses (vaginale, cutanée, oculaire), troubles du sommeil, anxiété, irritabilité, chutes de libido, brouillard mental, douleurs articulaires. Ces symptômes sont fréquemment attribués uniquement à la ménopause ou à "l'âge", alors qu'ils sont en partie métaboliques, évitables et améliorables par l'alimentation et la prise en charge du terrain si l'on prend soin de l'ensemble du terrain.

Une évaluation globale, profil hormonal complet, bilan du cortisol, bilan lipidique interprété avec finesse, devrait précéder toute décision de mise sous statines chez une femme de 45 à 65 ans.

Les normes de cholestérol en France : une absurdité croissante

Les seuils de cholestérol total recommandés ont été progressivement abaissés au fil des décennies. Certains laboratoires en France affichent désormais comme "normal" un cholestérol total inférieur à 1,8 g/L, un chiffre qui aurait semblé alarmant (trop bas) il y a vingt ans.

Des chercheurs indépendants, comme le cardiologue Michel de Lorgeril en France (livre: Cholestérol, mensonges et propagande) ont sévèrement remis en question le lien entre cholestérol total et mortalité cardiovasculaire. Certaines études japonaises suggèrent une association entre cholestérol très bas et surmortalité, notamment par cancers, troubles neurologiques et infections, un signal qui mérite au minimum que la question soit posée. Le cholestérol total seul reste un marqueur d'une pauvreté informative remarquable.

HDL, LDL, triglycérides : les vrais marqueurs à regarder

Une précision importante s'impose ici, souvent mal comprise même dans les conversations médicales : le HDL et le LDL ne sont pas du cholestérol. Ce sont des lipoprotéines — c'est-à-dire des transporteurs, des sortes de navettes moléculaires. Le cholestérol, étant une molécule grasse, ne peut pas circuler seul dans le sang, qui est un milieu aqueux. Il a besoin d'être emballé dans ces transporteurs pour voyager dans l'organisme.

Abaisser le cholestérol total à tout prix sans regarder ces marqueurs, c'est traiter un chiffre plutôt qu'un patient.

Comment rééquilibrer concrètement son profil lipidique

Bonne nouvelle : l'alimentation permet d'agir efficacement sur l'ensemble de ces paramètres, sans médicament, avec des effets tangibles en quelques semaines à quelques mois.

Réduire les omégas 6 en excès

La première étape, la plus simple et souvent la plus impactante, est de réduire les sources d'omégas 6 industriels. Cela signifie bannir ou réduire fortement les huiles de tournesol, de maïs et de soja de sa cuisine quotidienne, et lire les étiquettes des produits transformés. Ces huiles sont omniprésentes mais leur intérêt nutritionnel est très limité comparé à leur pouvoir pro-inflammatoire dans le contexte actuel.

Augmenter les omégas 3 actifs

Consommer deux à trois portions de poissons gras par semaine (sardines, maquereaux, anchois, hareng) constitue le moyen le plus efficace d'apporter EPA et DHA directement utilisables. Si l'alimentation ne le permet pas, une complémentation en huile de poisson ou en huile d'algues (pour les végétaliens) peut être envisagée, à condition de choisir des produits de qualité, titrés en EPA/DHA, et conditionnés à l'abri de l'oxydation.

Intégrer le GLA selon son profil

L'huile de bourrache ou d'onagre peut être un précieux complément pour les femmes souffrant de syndrome prémenstruel, de douleurs menstruelles, de sécheresse cutanée ou de troubles hormonaux. Elle se prend généralement en cure, sur avis d'un thérapeute.

Réhabiliter les bonnes graisses animales

Les œufs entiers, le bon beurre de qualité (idéalement cru, de pâturage), les petits poissons gras, les abats, ces aliments contiennent des graisses dont notre organisme a besoin et qu'il sait utiliser. La peur des graisses alimentaires naturelles est un héritage des années 1980 aujourd'hui largement remise en question par la littérature scientifique.

Prendre soin de son foie et de son état inflammatoire général

Un foie encombré convertit mal les acides gras. Réduire l'alcool, les sucres raffinés, les additifs alimentaires, et soutenir la fonction hépatique contribue à améliorer l'ensemble du métabolisme lipidique.

Conclusion : réconcilier science et bon sens

Les graisses ne sont pas l'ennemi. Leur déséquilibre l'est. Pendant des décennies, nous avons collectivement eu peur des mauvaises choses (le gras naturel) et avons ignoré les vraies menaces (les huiles industrielles transformées, le sucre omniprésent, le stress chronique, la sédentarité).

Les omégas 3, le cholestérol bien nourri, les bonnes graisses animales et végétales : ce ne sont pas des lubies de médecine alternative. C'est la biochimie fondamentale de notre corps. Un corps qui a besoin de ces molécules pour construire ses membranes, fabriquer ses hormones, nourrir son cerveau, moduler son inflammation. Un corps qui, quand on lui fournit ce dont il a besoin, sait très bien s'autoréguler.

Prenez soin de vos graisses alimentaires. C'est prendre soin de vos hormones, de votre cerveau, de votre énergie, de votre humeur et de votre vieillissement. Et la prochaine fois qu'un laboratoire vous présente un chiffre de cholestérol avec une flèche rouge à côté, prenez le temps de poser les bonnes questions, ou d'en parler avec un professionnel de santé qui regardera l'ensemble du tableau, pas un seul chiffre sorti de son contexte.

⚠️  Avertissement

Cet article est rédigé à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical personnalisé et ne saurait remplacer une consultation avec votre médecin ou professionnel de santé. Tout changement de traitement, notamment l'arrêt ou la modification d'un traitement médicamenteux, doit impérativement être discuté avec votre praticien.

Pourquoi je ne dors pas ?

Ce que votre insomnie dit vraiment de votre biologie.

Un Français sur trois déclare souffrir d'insomnie. Pourtant, la réponse médicale dominante reste le somnifère — un plâtre sur une fracture. L'insomnie est rarement une maladie en soi. C'est avant tout un signal biologique : celui d'un système nerveux débordé, d'hormones déréglées, ou d'un corps en carence. Comprendre pourquoi vous ne dormez pas est la première étape pour dormir enfin.

Pourquoi le sommeil est-il irremplaçable ?

L'architecture d'une nuit réparatrice

Une nuit de sommeil n'est pas un état uniforme. Elle s'organise en 4 à 6 cycles d'environ 90 minutes, chacun composé de trois phases distinctes dont la qualité conditionne l'ensemble de votre santé.

Le sommeil profond (ondes lentes) est la phase reine de la réparation. C'est là que l'hormone de croissance est sécrétée, que les muscles et les tissus se régénèrent, que le système immunitaire consolide ses défenses. On sort de ce stade physiquement restauré.

Le sommeil paradoxal (REM) est le grand architecte de l'esprit. Il traite et désamorce les émotions de la journée, consolide la mémoire à long terme, et nourrit la créativité. Un sommeil morcelé prive avant tout de cette phase.

Le système glymphatique — découverte majeure de la neuroscience moderne — effectue un véritable « lavage » du cerveau durant le sommeil : il élimine les déchets métaboliques accumulés dans la journée, dont les protéines amyloïdes impliquées dans la maladie d'Alzheimer. Un sommeil insuffisant chronique est directement associé au déclin cognitif.

Ce qui se passe concrètement quand vous manquez de sommeil
• +24% de résistance à l'insuline après seulement 6 nuits courtes
• Augmentation de la ghréline (hormone de la faim) et baisse de la leptine (satiété) → prise de poids
• Immunodépression : plus vulnérable aux infections en 3 jours de privation
• Altération de la mémoire, de la concentration et de la régulation émotionnelle
• Vieillissement accéléré (la mélatonine est l'un des antioxydants les plus puissants du corps)
• Risque cardiovasculaire augmenté à long terme

Qualité vs quantité : contrairement à l'idée reçue, une nuit de 6h avec des cycles complets peut être plus récupératrice qu'une nuit de 9h fragmentée. Et le mythe du « rattrapage le week-end » est désormais invalidé : la dette de sommeil laisse des traces biologiques durables.

Les différents visages de l'insomnie

Identifier son profil pour mieux agir

Toutes les insomnies ne se ressemblent pas. Le moment de la nuit où elles surviennent est déjà un diagnostic en soi.

Selon leur durée, les insomnies sont dites aiguës (moins de 3 mois, souvent situationnelles) ou chroniques (au-delà de 3 mois, nécessitant une exploration plus approfondie des causes). Cette distinction est importante : une insomnie chronique non traitée génère une réactivité biologique qui entretient elle-même le trouble.

ProfilMoment de la nuitCause principale
⏰ Le surmené chroniqueEndormissement difficileCortisol soir élevé
🌙 L'hyperconnectéEndormissement difficileLumière bleue, SN hyperactif
💧 La femme péri-ménopauséeRéveils nocturnesChute de progestérone
🩸 L'hypoglycémique nocturneRéveils vers 2-3hChute glycémique, cortisol réactif
😔 Le dépriméRéveil précoce (3-4h)Pic cortisol anticipé
🧪 Le carencé silencieuxVariableDéficits magnésium, fer, B12, D

Le chef d'orchestre biologique : l'axe mélatonine / cortisol

Un rythme naturel d'une précision horlogère

Le sommeil obéit à une chorégraphie hormonale stricte. Deux acteurs principaux se partagent la scène en s'opposant point par point.

Le cortisol est l'hormone de l'éveil et de la vigilance. Il atteint son pic vers 7h-8h du matin (ce qui nous tire du sommeil) puis décline progressivement tout au long de la journée pour atteindre son niveau le plus bas en soirée. C'est cette chute qui autorise le sommeil.

La mélatonine est l'hormone du sommeil et de la nuit. Sa sécrétion débute dès 21h en conditions d'obscurité, avec un pic entre 2h et 3h du matin. Elle est produite par la glande pinéale à partir d'un précurseur indispensable : la sérotonine, qui dépend elle-même du tryptophane apporté par l'alimentation.

La règle d'or : ces deux hormones fonctionnent en miroir. Quand l'une monte, l'autre doit baisser. Tout ce qui maintient le cortisol élevé le soir est directement ennemi du sommeil.

Ce qui dérègle cet axe

⚡ Les perturbateurs de l'axe mélatonine / cortisol
🔵 Lumière bleue le soir (écrans) : elle bloque la mélatonine via la voie rétino-hypothalamique. 1h d'écran le soir retarde le pic mélatonine de 90 min.
🔵 Stress chronique : maintient le cortisol vespéral élevé. Le cerveau reste en état d'alerte même quand le corps est épuisé.
🔵 Décalage horaire social : se coucher 2-3h plus tard le week-end désynchronise l'horloge biologique pour toute la semaine suivante.
🔵 Caféine : demi-vie de 5-7h. Un café à 15h perturbe encore le sommeil à 22h.
🔵 Alcool : faux ami du sommeil. Il facilite l'endormissement mais fragmente et altère les cycles — notamment le sommeil paradoxal.
🔵 Repas trop riches ou sucrés le soir : provoquent une fluctuation glycémique nocturne qui déclenche une sécrétion de cortisol vers 2-3h du matin.
🔵 Inflammation chronique : les cytokines pro-inflammatoires perturbent directement la synthèse de mélatonine.

Les origines profondes à ne pas manquer

Carences nutritionnelles silencieuses

Certains déficits biologiques passent totalement inaperçus en biologie standard et pourtant perturbent profondément le sommeil :

Axe intestin-cerveau et dysbiose

90% de la sérotonine du corps est produite dans l'intestin, non dans le cerveau. Une dysbiose intestinale (déséquilibre du microbiome) altère directement cette production et, en cascade, prive le cerveau de son précurseur de mélatonine. L'hyperperméabilité intestinale entretient de plus une inflammation systémique de bas grade qui perturbe davantage l'axe circadien.

Déséquilibres hormonaux

L'approche micronutritionnelle

Ce que la science nous propose

Ces informations sont données à titre éducatif et ne remplacent pas un avis médical. Tout protocole de complémentation doit être adapté à votre profil par un professionnel de santé.

ComplémentMécanismeDosage indicatif
Magnésium bisglycinateCofacteur de la mélatonine et du GABA200 mg le soir
MélatonineInduction du sommeil (insomnie d'endormissement)0,5-2 mg à 21h-22h
5-HTP / TryptophanePrécurseur sérotonine → mélatonine100-200 mg au dîner
L-ThéanineRelaxation sans somnolence, anti-rumination100-200 mg le soir
AshwagandhaAdaptogène, baisse le cortisol vespéral300-600 mg le soir
Vitamine D3Régule le sommeil profond (ondes lentes)Selon carence - matin
GABAFrein nerveux, réduit l'hyperactivation250-500 mg coucher
Rhodiola roseaAdaptogène, stress chronique, axe HHS200-400 mg le matin

⚠️ Précaution importante : le 5-HTP et le tryptophane ne doivent jamais être associés à un traitement par ISRS (antidépresseurs sérotoninergiques) sans avis médical, risque de syndrome sérotoninergique.

Alimentation et hygiène circadienne

✅ La check-list du soir réparateur
🌙 Dîner : léger, à index glycémique bas
🌙 Supprimer les écrans 2h avant le coucher, ou utiliser des lunettes anti-lumière bleue
🌙 Température de la chambre ≤ 18-19°C — la chute thermique corporelle est un signal de sommeil
🌙 S'exposer à la lumière naturelle le matin (10-15 min) : calibre le pic de cortisol matinal et la sécrétion de mélatonine le soir
🌙 Maintenir des horaires de coucher et de lever réguliers, week-ends inclus
🌙 Éviter toute caféine après 14h, et l'alcool le soir

Quand consulter en urgence ?

L'approche micronutritionnelle et les règles d'hygiène circadienne sont puissantes, mais certains signaux exigent une consultation médicale sans délai :

🔴 Ronflements importants, apnées observées, somnolence diurne intense → rechercher un syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS)
🔴 Impatiences ou mouvements des jambes en fin de journée et la nuit → syndrome des jambes sans repos (bilan ferrique obligatoire)
🔴 Réveil précoce associé à tristesse, anhédonie, perte d'élan → dépression caractérisée nécessitant un accompagnement spécialisé
🔴 Insomnie chronique depuis plus de 6 mois résistante à toute approche → exploration polysomnographique recommandée

En conclusion

Le sommeil n'est pas un luxe. C'est le fondement silencieux sur lequel reposent votre équilibre hormonal, votre immunité, votre santé mentale et votre métabolisme. Une nuit réparatrice n'est pas une question de volonté, c'est une question de biologie.

Identifier votre profil d'insomnie, comprendre les dérèglements de votre axe mélatonine-cortisol, corriger les carences silencieuses, soutenir votre microbiote et adapter votre environnement : voilà une approche qui s'attaque aux causes, et non aux symptômes.

Parce qu'au fond, bien dormir c'est aussi bien vivre.

Nouvel An Chinois 2026 - Le Cheval de Feu

À partir du 17 février 2026, nous entrons dans l’Année du Cheval de Feu.

Quarante-troisième année du cycle sexagésimal chinois, le tronc céleste est Bing, le feu yang et la branche terrestre est Wu, le feu yang.

2026 met en résonance le Feu du Ciel et le Feu de la Terre. Une année où la lumière est vive, le mouvement constant, et où la question centrale devient : Comment contenir le feu sans l’éteindre, et comment l’ancrer sans le freiner ?

Bing. Le Feu du Cœur, demeure du Shen

Bing, tronc céleste du Feu yang, est rattaché au Cœur, empereur des organes et résidence du Shen, l’esprit.
Le Cœur gouverne le Sang, l’expression, la parole juste et la capacité à être pleinement présent au monde.

Lorsque le Feu du Cœur est harmonieux, le Shen est paisible, la joie circule naturellement, la pensée est claire.
Lorsque ce Feu s’exalte sans racine, le Shen s’agite : excitation, dispersion, anxiété, insomnie, sentiment de brûler de l’intérieur.

Bing est comparable au soleil à son zénith. Il éclaire tout, sans détour.
Cette année, le Feu céleste nous invite à une profonde honnêteté intérieure.
Ce qui n’est pas aligné avec notre cœur véritable devient difficile à soutenir.

Mais en médecine chinoise, le Cœur ne peut régner seul.

Le Rein, racine de la vie, gardien du Jing :

Face au Cœur se tiennent les Reins, racine du Yin et du Yang, demeure du Jing, notre essence vitale.
Les Reins représentent la profondeur, la mémoire, le silence, la nuit féconde.

Le Jing est ce qui nous permet de durer sans nous consumer.
Sans lui, le Feu du Cœur devient instable, trop rapide, trop intense.

L’axe Cœur–Rein est l’axe fondamental de la verticalité humaine :
le Feu descend pour réchauffer l’Eau,
l’Eau monte pour apaiser le Feu.

Lorsque cet axe est vivant, le Shen est ancré, la joie est calme, le mouvement est juste.

Wu. Le Cheval de Feu et la mise en mouvement de l’axe

Wu, branche terrestre du Cheval, est un Feu en déplacement.
Il pousse à sortir, à avancer, à explorer, à vivre intensément.

Le Cheval ne supporte pas l’enfermement, mais il a besoin d’un chemin.
Sans axe Cœur–Rein solide, il court sans direction, s’épuise, se disperse.

En 2026, le véritable enjeu n’est pas le mouvement en lui-même, mais la qualité du mouvement :
– Est-il nourri par le cœur ?
– Est-il soutenu par les reins ?
– Ou est-il une fuite déguisée en liberté ?

Feu et Eau : l’alchimie intérieure de 2026

Cette année nous invite à restaurer le dialogue entre Feu et Eau.

Le Feu seul brûle.
L’Eau seule refroidit.
Mais ensemble, ils transforment.

L’Eau des Reins permet au Feu du Cœur de devenir conscience plutôt qu’agitation.
Le Feu du Cœur réchauffe l’Eau des Reins pour éviter qu’elle ne devienne peur ou repli.

Sur le plan émotionnel, cela nous invite à :

Conseils énergétiques pour soutenir l’année du Cheval de Feu

Dans une année de Feu yang, le soin principal n’est pas d’ajouter de l’intensité, mais de créer de la contenance.

Soutenir les Reins

Apaiser et clarifier le Cœur

Harmoniser l’axe Cœur–Rein

2026 dans la maturation de la période 9

Dans la continuité de la période 9, cycle du Feu, 2026 intensifie les dynamiques engagées depuis 2024.
Le Feu cherche à s’incarner durablement, à devenir conscience vivante plutôt que flambée passagère.

Mais aucun Feu ne peut durer sans Eau.

Cette année nous enseigne que le véritable rayonnement naît d’un feu ancré, nourri par la profondeur des Reins et guidé par la clarté du Cœur.

L’Année du Cheval de Feu nous rappelle :

2026 est une année pour réconcilier l’élan et la profondeur,
laisser le Feu éclairer notre chemin sans consumer notre essence,
et habiter pleinement cet axe vertical qui relie le Ciel, la Terre et l’Humain.

Nouvel An Chinois 2025 - Le Serpent de Bois

Depuis le 4 février, nous sommes entrés dans l’Année du Serpent de Bois.

L’année du dragon de bois représente le 42ème du cycle sexagésimal chinois (système qui combine les troncs célestes et branches terrestres).

Cette année le tronc céleste est Yi, le bois yin. Et la branche terrestre est Si, le feu yin.

Yi, ou le bois yin, est rattaché au méridien du Foie. Ce méridien dans ses aspects négatifs est lié à la colère, la frustration et la précipitation. Dans ses aspects positifs il est lié à la gentillesse, la bienveillance, la confiance. Ya peut être représenté comme de la petite végétation qui se développe rapidement et s’expand dans toutes les directions. Le bois parle de créativité, ici yin, d’un assouplissement, de renouveau, de régénération.

Yi est le 2eme tronc céleste, il correspond au cou et au foie. Si on se place du pont de vue du tronc céleste cette année, on peut devenir cette végétation. Nous recréer à chaque instant, laisser s’exprimer notre créativité, notre flexibilité. Le Ciel nous invite ici à faire preuve de souplesse.

Si, ou le feu yin (le serpent) est rattaché au méridien du cœur. Le méridien du cœur est celui de l’expression. Il nous invite à nous montrer, mais également à nous transformer intérieurement grâce au feu alchimique. Si peut être représenté par un feu, d’apparence doux et réchauffant, mais qui contient une grande force intérieure. Ce feu éclaire et réconforte dans l’obscurité, mais il peut aussi être utilisé pour façonner grâce à la métallurgie. Si nous nous plaçons du point de vue de la branche terrestre cette année, nous pouvons nous retrouver tel ce feu visible à l’extérieur, mettant une attention particulière à exprimer qui nous sommes. Mais également utile pour éclairer nos parts d’ombres internes. Cette énergie sera donc une bonne opportunité pour retrouver notre intimité avec nous-même et nous redonner de la valeur.

Vous l’aurez donc compris cette année nous sommes dans deux énergies yin qui nous emmènent à nous transformer dans une apparente douceur. 2025 sera une excellente année pour travailler sur nous. A la fois en nous assouplissant dans toutes nos zones de contrôles et de rigidités internes. Mais également en nous redonnant de la valeur, en cherchant ce fameux « Ego sain », celui à la base de notre estime personnelle. Ni un Ego grandiose qui tourne au narcissisme en cherchant à se montrer sous son meilleur jour auprès de l’extérieur, ni un Ego brimé qui ne peut pas s’exprimer, manque de confiance, de vitalité et de joie.

Comme je vous le disais l’an dernier, nous sommes entrés en 2024 dans un nouveau cycle de temps. Ce cycle de 20 ans est lié au Feu et à la période 9. Cette période 9 sera la dernière d’un grand cycle de 180 ans que nous avons démarré en 1864.

La période 9, liée à l’énergie de Li, le Feu, est une période d’essor pour la spiritualité (notre feu intérieur), le bien être, mais également pour la communication, les réseaux, l’image (le feu extérieur). Le Feu est l’élément le plus volatile, les choses bougeront vite, il y aura des accélérations durant toute cette période, autant dans le domaine virtuel et de l’image (AI, numérique, réseaux sociaux…) que dans le domaine spirituel (le feu étant un grand alchimiste intérieur).

Cette deuxième année 2025 du Serpent de Bois est la 1ère du cycle à impulser ce feu, elle est un point de départ de cette énergie qui nous servira de base pour les 19 prochaines années. Ce positionnement interne de 2025 est donc d’une grande importance pour prendre la direction que nous souhaitons maintenir durant tout ce cycle.

Nouvel An Chinois 2024 - Le dragon de bois

A partir du 10 février, nous allons rentrer dans l’Année du Dragon de Bois.

L’année du dragon de bois représente le 41ème du cycle sexagésimal chinois (système qui combine les troncs célestes et branches terrestres).

Cette année le tronc céleste est Jia, le bois yang. Et la branche terrestre est Chen, la terre yang.

Jia, ou le bois yang, est rattaché au méridien du Foie. Ce méridien dans ses aspects négatifs est lié à la colère, la frustration et la précipitation. Dans ses aspects positifs il est lié à la gentillesse, la bienveillance, la confiance. Jia peut être représenté comme un grand arbre solide, un chêne ou un séquoia solidement ancré qui déploie ses branches. Le bois parle de créativité, ici yang, une énergie solide et inflexible qui est un soutient dans les périodes compliquées, mais est difficilement modulable. Jia est le 1er tronc céleste, le début, le renouveau, l’initiation et correspond à la tête et à la vésicule biliaire. Jia nous parle de notre intuition.

Si on se place du pont de vue du tronc céleste cette année, on peut devenir cet arbre. Fort, puissant, il nous invite à revenir à qui l’on est vraiment, notre authenticité, à rester droit dans nos bottes quoi qu’il arrive. Nous sommes invités à tenir notre axe quoi qu’il arrive autour de nous. Mais également à laisser croitre notre créativité et nos projet autour d'un axe solide.

Chen, ou la terre yang (le dragon) est rattaché au méridien de rate. Le méridien de rate lui est le grand méridien de la régulation. Il nous invite à la transformation, la réflexion. La terre est associée à la stabilité et au vide médian, préalable indispensable aux transformations. Chen peut être représenté par une montagne, stable et puissante. Cette montagne peut être immobile mais peut également contenir un volcan, du magma brulant qui met en mouvement la tectonique des plaques et fait bouger cette terre yang.

Si nous nous plaçons du point de vue de la branche terrestre cette année, nous pouvons nous retrouver tel la montagne, stable sur ses acquis, ses traditions. Nous serons difficiles à bouger, plutôt sédentaires. Cette année sera une invitation à stabiliser nos systèmes et à réfléchir. C’est une bonne énergie pour métaboliser tout ce qui doit l’être. En apparence cette montagne est sans mouvement mais avec une possibilité de bouillonnement intérieur, en préparation de quelque chose qui pourra bouleverser complétement nos fonctionnements (attention à ne pas rentrer dans un processus autodestructeur).

Vous l’aurez donc compris cette année nous sommes dans deux fortes énergies yang qui contrairement à l'an dernier vont nous faire bouger. Par contre si nous ne maitrisons pas ces énergies nous pouvons aller vers une explosion. 2024 est donc une année intéressante pour nous stabiliser, métaboliser ce qui ne l’est pas encore de nos processus de ces dernières années, mais également pour laisser croitre un renouveau allant dans le sens de notre authenticité profonde.

Un des risques sera de nous endormir un peu avec Chen et sa stabilité, l’année sera le bon moment pour entamer ou poursuivre une réflexion créative intérieure. Un autre risque sera une confrontation entre ces deux fortes énergies yang en présence (Jia et Chen), une poussant vers la créativité, le renouveau et l'autre vers le traditionalisme et la thésaurisation, il nous faudra trouver notre voie entre les deux, un moyen d'utiliser nos acquis pour aller vers un renouveau.

Cette année nous rentrons dans un nouveau cycle de temps. Nous sortons de 20 ans de cycle sous l’égide de la Montagne et de la période 8, et nous entrons dans 20 ans liés au Feu et à la période 9. Cette période 9 sera la dernière d’un grand cycle de 180 ans que nous avons démarré en 1864.

La période 9, liée à l’énergie de Li, le Feu, est une période d’essor pour la spiritualité (notre feu intérieur), le bien être, mais également pour la communication, les réseaux, l’image (le feu extérieur). Le Feu est l’élément le plus volatile, les choses bougeront vite, il y aura des accélérations durant toute cette période, autant dans le domaine virtuel et de l’image (AI, numérique, réseaux sociaux…) que dans le domaine spirituel.

Cette première année 2024 du Dragon de Bois sera donc le moment idéal pour ajuster nos fondations intérieures, réveiller nos envies créatives et nous rendre prêt à accueillir la transformation du feu de ces 20 prochaines années.

Les Trigrammes

Le Ba gua, utilisé dans la tradition chinoise, notamment pour le Feng Shui, est un diagramme octogonal, comprenant sur chacun de ses 8 côtés un trigramme.

Les trigrammes sont une modélisation de la réalité de la nature. Celle-ci se manifeste à travers ses transformations, et chacun des trigrammes représente une des énergies, un des mouvements dont est composé notre environnement, notre nature. Ils sont aussi à l’origine des hexagrammes utilisés dans le Yi Jing.

Le système de codage des trigrammes est comme un précurseur de l’informatique moderne avec un codage à deux chiffres. En informatique nous utilisons des codages 0/1, alors qu’avec les trigrammes nous utilisons un codage 2/3.

Le 2, yin, correspond à la ligne brisée.

Le 3, yang, correspond à la ligne pleine.

A l’origine des trigrammes, il y a le vide d’où émane le Tai Ji.

Le Tai ji est ensuite divisé en 2, symbolisé par les deux traits, yang (plein) et yin (brisé).

Au trait de base est ensuite ajouté un autre trait donnant 4 possibilités. La polarité est déterminée par le trait de base.

Puis on ajoute encore un trait aux 4 possibilités, formant ainsi les 8 trigrammes.

Chaque trigramme possède ses propres caractéristiques :

-QIAN, le Ciel.

Il représente le créateur, le père, ce qui émet. Sa direction est le Nord-Ouest et son élément le Métal.

-DUI, le marais, le lac.

Il représente la 3ème fille, la benjamine, le joyeux, le serein. Sa direction est l’Ouest et son élément le Métal.

-LI, le Feu.

Il représente la 2ème fille, celle du milieu, le lumineux, ce qui s’attache. Sa direction est le Sud et son élément le Feu.

-ZHEN, le Tonnerre.

Il représente le fils ainé, l’éveilleur, en mouvement. Sa direction est l’Est et son élément le Bois.

-XUN, le Vent.

Il représente la fille ainée, le doux, le pénétrant. Sa direction est le Sud-Est et son élément le Bois.

-KAN, l’Eau.

Il représente le 2ème fils, celui du milieu, le mystérieux, le dangereux. Sa direction est le Nord et son élément l’Eau.

-GEN, la Montagne.

Il représente le 3ème fils, le benjamin, l’immobilité, le repos. Sa direction est le Nord-Est et son élément la Terre.

-KUN, la Terre.

Il représente la mère, la réceptivité, la soumission. Sa direction est le Sud-Ouest et son élément est la Terre.

Ces trigrammes sont ensuite positionnés de deux manières possibles :

-selon le Ciel Antérieur, autour d’un axe Qian/Kun, Ciel/Terre.

-selon le Ciel Postérieur, autour d’un axe Li/Kan, Feu/Eau.

Ces trigrammes sont la base qui permet de composer les hexagrammes du Yi Jing. Le Yi Jing est une méthode divinatoire utilisée en Chine depuis des millénaires. Je vous en parlerais plus précisément dans un prochain article.

La 5ème Saison Energétique

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise

               Nous sommes actuellement en saison Intermédiaire, dite également saison Humide ou 5ème saison, la saison énergétique de Rate.

En médecine traditionnelle chinoise (MTC) on distingue 5 saisons, les 4 habituelles comme chez nous en occident, et une 5ème saison dite intermédiaire. Cette 5ème saison est découpée en 4 et se retrouve entre chacune des 4 autres.

Chaque saison transmet son énergie à la saison suivante et l’énergie circule alors librement dans notre organisme. Si nous avons un blocage dans un méridien énergétique les symptômes se réveilleront sur les fonctions que replissent ce méridien.

En 2023 les dates des saisons sont :

Intersaison : 17 janvier au 3 février

Printemps : 4 février au 16 avril

Intersaison : 17 avril au 4 mai

Eté : 5 mai au 18 juillet

Intersaison : 19 juillet au 6 aout

Automne : 7 aout au 18 octobre

Intersaison : 19 octobre au 6 novembre

Hiver : 7 novembre

Saisons énergétiques

Comme vous pouvez le remarquer les saisons chinoises ne correspondent pas aux nôtres au niveau du calendrier. Pour eux les équinoxes et les solstices ne sont pas le début de la saison mais son milieu, son apogée.

Ces dates sont celles données officiellement, mais il existe des différences en fonction des régions du monde et des années.

Dans ma pratique au cabinet il est très intéressant de sentir durant la prise des pouls de mes patients le moment où l’énergie bascule d’une saison à une autre. Et comment si je voyage dans la journée entre une région et une autre de France comment la saison peut avoir quelques jours de décalage.

Aujourd’hui je vais vous parler un peu plus de la saison dans laquelle nous nous trouvons, celle intermédiaire, ou de Rate.

Elle correspond à la direction Centre, à la saveur sucrée, à la couleur jaune, à l’élément Terre.

La Terre représente la transformation, la réflexion, un temps de pause et de transition entre les autres éléments. Pour les taoïstes, la Terre est associée à la stabilité, au Vide Médian (préalable indispensable aux transformations).

Au niveau météo l’Intersaison est liée à l’humidité. C’est d’ailleurs souvent les périodes orageuses que nous retrouvons durant les intersaisons.

Le méridien de Rate est le grand méridien de la régulation. Il régule le sang et sa composition, les répartitions des liquides et des graisses dans le corps, l’équilibre hormonal, il gère le système nerveux, le système lymphatique, le système immunitaire. C’est le lieu où réside la pensée, notre pouvoir de réflexion.

Le méridien yang associé au méridien de Rate est celui d’Estomac. Celui-ci est la « source des liquides », il a pour fonction la macération des nutriments ingérés.

Chaque méridien gouverne 2h de la journée dans notre corps, l’Estomac sera donc plus actif entre 7h et 9h, et la Rate entre 9h et 11h.

Au niveau émotionnel le méridien de Rate représente la rumination mentale, l’obsession. Et au niveau spirituel il est notre espace de Vide Médian, celui d’où part la capacité à transformer les choses.

En cas de dérèglement du méridien on peut retrouver des pathologies digestives, hormonales et métabolique. Il peut également entrainer une confusion mentale, un manque de lucidité, le fait de douter de nous, d’être obnubilé par quelque chose.

Le Cœur dans ses aspects négatifs est les soucis, les obsessions, l’incapacité à transformer les choses. Et dans ses aspects positifs, ses vertus, il représente la capacité immense à accepter et à transformer les choses, la Confiance.

Les liens avec les autres méridiens :

La Terre (Rate/Intersaison) produit le Métal (Poumon/Automne), l’élément Métal est donc fort durant l’intersaison.

La Terre (Rate/Intersaison) consomme le Feu (Cœur/Été), le Feu est donc faible en intersaison.

La Terre (Rate/Intersaison) étant fort durant l’intersaison il ne pourra pas être contrôlé par le Bois (Foie/Printemps).

La Terre (Rate/Intersaison) contrôle l’Eau (Rein/Hiver), l’Eau sera donc faible.

Ces influences sont à pondérer selon l’intersaison. Par exemple entre l’été et l’automne la saison du Feu se terminant son énergie est encore forte, bien plus qu’entre l’hiver et le printemps.

               En conclusion cette saison énergétique est une parfaite période pour mener une réflexion ajustée sur nous-même. C’est une saison favorable pour trouver la Foi, l’Honnêteté, la Confiance, l’Ouverture et l’Acceptation.

Mais attention aux déséquilibres sur le méridien de Rate qui pourraient entrainer des problèmes immunitaires, hormonaux, de la rumination mentale.... Si vous avez des tendances naturelles à ce genre de symptômes je vous invite à prendre le temps pour une réflexion ajustée sur ce que vous pouvez transformer dans votre vie et bien sûr à consulter votre thérapeute en énergétique chinoise ou votre naturopathe pour vous aider durant cette période.

Je vous souhaite une magnifique intersaison, saison du recentrage et de la transformation.

L'Eté Energétique

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise

Depuis début mai nous sommes rentrés dans la saison énergétique du Cœur.

En médecine traditionnelle chinoise (MTC) on distingue 5 saisons, les 4 habituelles comme chez nous en occident, et une 5ème saison dite intermédiaire.

Chaque saison transmet son énergie à la saison suivante et l’énergie circule alors librement dans notre organisme. Si nous avons un blocage dans un méridien énergétique les symptômes se réveilleront sur les fonctions que replissent ce méridien.

En 2023 les dates des saisons seront :

Intersaison : 16 janvier au 2 février

Printemps : 3 février au 15 avril

Intersaison : 16 avril au 3 mai

Eté : 4 mai au 17 juillet

Intersaison : 18 juillet au 5 aout

Automne : 6 aout au 17 octobre

Intersaison : 18 octobre au 5 novembre

Hiver : 6 novembre

Saisons énergétiques

Comme vous pouvez le remarquer les saisons chinoises ne correspondent pas aux nôtres au niveau du calendrier. Pour eux les équinoxes et les solstices ne sont pas le début de la saison mais son milieu, son apogée.

Ces dates sont celles données officiellement, mais il existe des différences en fonction des régions du monde et des années.

Dans ma pratique au cabinet il est très intéressant de sentir durant la prise des pouls de mes patients le moment où l’énergie bascule d’une saison à une autre. Et comment si je voyage dans la journée entre une région et une autre de France comment la saison peut avoir quelques jours de décalage.

Aujourd’hui je vais vous parler un peu plus de la saison dans laquelle nous nous trouvons, celle de l’été, ou du Cœur.

Elle correspond à la direction Sud, à la saveur amère, à la couleur rouge, à l’élément Feu.

Le Feu représente le dynamisme, le rayonnement, la brillance. Il est l’élément de la plupart des valeurs que nous considérons comme étant profondément humaines et qui suscitent notre Amour.

C’est une saison yang. C’est une période d’expansion, de plénitude.

Au niveau météo l’été est lié à la chaleur.

Le méridien du cœur est nommé l’Empereur des méridiens. Il est l’abri de l’Esprit. Il est considéré comme important car c’est de lui que sortent les émotions.

Il a pour rôle de régir le système sanguin, le cœur, les activités mentales. Il contrôle le teint, la parole, la pensée et la conscience de l’homme. Au niveau des sens il gère le goût. Il s’occupe également de l’harmonie entre les émotions et l’âme. Car il entretient le lien avec notre Shen (notre âme, notre lien avec le Divin).

Le méridien yang associé au méridien du Cœur est celui d’Intestin Grêle. Celui-ci a pour fonction de contrôler la réception et la transformation des éléments nutritifs.

Chaque méridien gouverne 2h de la journée dans notre corps, l’Intestin Grêle sera donc plus actif entre 13h et 15h, et le Cœur entre 11h et 13h.

Au niveau émotionnel le méridien du Cœur représente la Joie. Et au niveau spirituel il est notre Calme intérieur, notre PAIX.

En cas de dérèglement du méridien on peut retrouver des pathologies cardiaque ou circulatoires. On considère d’ailleurs qu’une crise cardiaque peut se sentir sur les pouls du patients 10ans avant sa survenue.

Le Cœur dans ses aspects négatifs la perte d’élan, la surexcitation, l’impulsivité. Et dans ses aspects positifs, ses vertus, il représente la Paix, le Calme.

Les liens avec les autres méridiens :

Le Feu (Cœur/Été) produit la Terre (Rate/Intersaison), l’élément Terre est donc fort l’été.

Le Feu (Cœur/Été) consomme le Bois (Foie/Printemps), le Bois est donc faible l’été car consommé par le Feu.

Le Feu (Cœur/Été) étant fort l’été il ne pourra pas être contrôlé par l’Eau (Rein/Hiver), l’Eau s’évapore.

Le Feu (Cœur/Été) contrôle le Métal (Poumon/Automne), le Métal sera donc très faible.

               En conclusion cette saison énergétique est une parfaite période pour l’expansion, l’extériorisation, la communication, l’ouverture au Monde, aux autres, à la nature et au Divin. C’est une saison favorable pour trouver sa Paix Intérieure et la rayonner à l’extérieur.

Mais attention aux déséquilibres sur le méridien du Cœur qui pourraient entrainer des problèmes de circulation sanguine, cardiaque, des états de surexcitation ou au contraire d’anxiété et de tristesse. Si vous avez des tendances naturelles à ce genre de symptômes je vous invite à prendre le temps de trouver le Calme et la Paix en vous (par la méditation par exemple) avant de vous tourner vers l’extérieur et bien sûr à consulter votre thérapeute en énergétique chinoise ou votre naturopathe pour vous aider durant cette période.

Je vous souhaite un magnifique été, saison de l’expansion et du rayonnement.

Nouvel An Chinois 2023 - Le lièvre d'eau

A partir du 22 janvier, nous allons rentrer dans l’Année du lièvre d’eau.

L’année du lièvre d’eau représente le 40ème du cycle sexagésimal chinois (système qui combine les troncs célestes et rameaux terrestres).

Cette année la tige céleste est Gui, l’eau yin. Et la branche terrestre est Mao, le bois yin.

Gui, où l’eau yin, est rattaché au méridien du Rein. Le méridien du rein gère en nous les peurs, le rapport à la mère (mer), le sens du sacrifice, notre force transgénérationnelle de lignée. Gui peut être représentée comme la brume, les nuages, la rosée, le brouillard. Cette énergie est calme et pacifique. Elle est sans forme, en dehors de l’espace et du temps, difficile à canaliser. Elle ne peut pas être contrôlée, elle est la Liberté. Elle représente l’inconscient. Elle est toujours en mouvement, en permanence en cours de transformation. Elle ne peut pas être contrôlée, elle s’immisce partout. Mais en même temps elle nourrit et permet de développer la génération suivante.

Si on se place du point de vue de la tige céleste cette année, on peut devenir cette eau. L’eau douce et calme qui s’insinue partout et nous met en contact avec notre inconscient. Nous nous laissons doucement informer, et nous acquérons ou renforçons une capacité à penser autrement, avec notre 6ème sens, notre intuition. Cela va nous permettre de prendre du recul sur le monde, sur nos idées et nos croyances. Il est impossible de cacher des choses à l’eau yin, elle découvre tout ce qui est caché, secret. Cette année peut être à l’origine de révélation de secrets. L’eau yin nous permet également d’avoir de nombreuses idées, pensées, souvent novatrices même si celles-ci peuvent partir dans tous les sens.

Mao, où le bois yin (le lièvre) est rattaché au méridien du foie. Le méridien du foie lui gère notre rapport à l’extérieur, la colère, mais également notre capacité à nous aimer. Mao peut être représenté par du lierre, de la végétation mouvante, rampante, qui se propage rapidement. Il est souple, adaptable, changeant.

Si nous nous plaçons du point de vue de la branche terrestre cette année, nous pouvons nous retrouver tel ce lierre qui se répand au milieu du brouillard. Malgré notre enthousiasme et notre gentillesse, nous pouvons manquer de constance. Nous allons pouvoir nous mettre en lien avec les autres lierres, et ensemble nous n’aurons pas de limites. Mais nous risquons vite de nous sentir en insécurité, sans direction claire ni support auquel se rattacher.

Vous l’aurez donc compris cette année nous sommes dans deux fortes énergies yin qui informent et se répandent.  L’année pourra être difficile mais ce travail intérieur sera pleine d’espoir pour l’avenir. C'est une année idéale pour lever le voile sur des secrets, que ce soit au niveau du collectif ou individuellement au niveau de notre inconscient. C'est également le moment de structurer vos ativités pour éviter le flou lié à ces deux énergies yin. En 2023 nous risquons de devoir nous adapter à de nombreuses situations en utilisant notre créativité afin de trouver des solutions inédites.

L'Hiver Energétique

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise

Depuis le 7 novembre nous sommes rentrés dans la saison énergétique du rein.

En médecine traditionnelle chinoise (MTC) on distingue 5 saisons, les 4 habituelles comme chez nous en occident, et une 5ème saison dite intermédiaire.

Chaque saison transmet son énergie à la saison suivante et l’énergie circule alors librement dans notre organisme. Si nous avons un blocage dans un méridien énergétique les symptômes se réveilleront sur les fonctions que replissent ce méridien.

En 2022 les dates des saisons seront :

Intersaison : 17 janvier au 3 février

Printemps : 4 février au 16 avril

Intersaison : 17 avril au 4 mai

Eté : 5 mai au 18 juillet

Intersaison : 19 juillet au 6 aout

Automne : 7 aout au 18 octobre

Intersaison : 19 octobre au 6 novembre

Hiver : 7 novembre

Saisons énergétiques

Comme vous pouvez le remarquer les saisons chinoises ne correspondent pas aux nôtres au niveau du calendrier. Pour eux les équinoxes et les solstices ne sont pas le début de la saison mais son milieu, son apogée.

Ces dates sont celles données officiellement, mais il existe des différences en fonction des régions du monde et des années.

Dans ma pratique au cabinet il est très intéressant de sentir durant la prise des pouls de mes patients le moment où l’énergie bascule d’une saison à une autre. Et comment si je voyage dans la journée entre une région et une autre de France comment la saison peut avoir quelques jours de décalage.

Aujourd’hui je vais vous parler un peu plus de la saison dans laquelle nous nous trouvons, celle de l’hiver, ou du Rein.

Elle correspond à la direction Nord, à la saveur salée, à la couleur noire, à l’élément Eau.

L’eau représente la profondeur, le mystère, la sagesse.

Le mouvement de l’élément Eau est descendant, il correspond à la fluidité. L’eau est un élément double vie/mort, deuil/renaissance. L’eau lave et allège nos émotions.

 C’est une saison très yin. La nature est au repos, c’est une période de calme et de repli intérieur. C’est le moment de thésauriser nos énergies pour le printemps.

Le méridien du Rein porte l’énergie ancestrale transmise par nos parents et notre énergie sexuelle.

Au niveau physique les méridiens du rein et de vessie (méridien yang associé au rein) gèrent notre source d’énergie. Ils conservent l’essence vitale de naissance (Jing).  Dans le corps ils s’occupent des os, des articulations, des ligaments, des organes génitaux internes, de tout l’arbre urinaire, des sinus, des oreilles, de l’audition et des cheveux. Ils concernent également la mémoire à long terme et notre sens du sacrifice (tout pour les autres et rien pour moi).

Au niveau émotionnel le Rein représente la Peur. Et au niveau spirituel il est notre CAPACITE A NOUS REALISER.

Chaque méridien gouverne 2h de la journée dans notre corps, la Vessie sera donc plus active entre 15h et 17h, et le Rein entre 17h et 19h.

Au niveau météo l’hiver est lié au froid.

Cela peut entrainer en cas de dérèglement du méridien des infections orl ou uro-gynéco, des douleurs articulaires, perte de cheveux...

Le Rein dans ses aspects négatifs représente la peur, le manque d’appui dans la vie, le manque de savoir faire. Et dans ses aspects positifs, ses vertus, il représente la Sagesse, la Confiance, cette capacité à se laisser aller dans le flux de la vie.

Les liens avec les autres méridiens :

L’Eau (Rein/Hiver) produit le Bois (Foie/Printemps), l’élément Bois est donc fort l’hiver.

L’Eau (Rein/Hiver) consomme le Métal (Poumon/Automne), le Métal est donc plus faible l’hiver.

L’Eau (Rein/Hiver) étant fort l’hiver il ne pourra pas être contrôlé par la Terre (Rate/Intersaison), la Terre se retrouve inondée et faible.

L’Eau (Rein/Hiver) contrôle le Feu (Coeur/Ete), et l’Eau étant très fort l’hiver il va le sur-contrôler et l’éteindre.

               En conclusion cette saison énergétique est une parfaite période pour se reposer, pour nettoyer tout ce qui doit l’être et pour effectuer tous les deuils non faits durant le reste de l’année.  La saison est favorable pour trouver sa Sagesse intérieure, ce qu’on amène au Monde

Mais attention aux déséquilibres sur les méridiens du Rein et de Vessie qui pourraient entrainer des infections, des douleurs articulaires et osseuses, des gonflements de jambes, des problèmes d’audition, des chutes de cheveux, de l’anxiété… Si vous avez des tendances naturelles à ce genre de symptômes je vous invite à vous reposer, à vous nettoyer (physiquement et énergétiquement et bien sûr à consulter votre thérapeute en énergétique chinoise ou votre naturopathe pour vous aider durant cette période.

Je vous souhaite un magnifique hiver, saison de la Sagesse et le la Réalisation Intérieure.